Mikebali

Bali est devenu le hub des digital nomads du monde entier et les Français ne font pas exception ! J’ai rencontré Mike lors d’une réunion des digital nomads Français à Canggu (French digital nomads) et j’ai pensé que son profil et son expérience pouvaient être super inspirants à partager ici. Mike est développeur mais surtout entrepreneur dans l’âme : il partage avec sa communauté une vraie vision du Future Of Work, de la posture à adopter lorsque l’on souhaite être libre sur le marché du travail aujourd’hui, et propose une offre large allant de l’inspiration à la formation. Je vous laisse découvrir ce couteau suisse du web expatrié sur l’île des dieux et sa philosophie !

 

Mike

Mike, peux-tu te présenter, qui es-tu ?

Bonjour Margaux, je suis développeur (programmeur, codeur, informaticien, pour ceux qui ne connaissent pas le terme de développeur) depuis à peu près une dizaine d’années.

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

À l’origine, je suis de la région toulousaine où j’ai réalisé le début de mes études, que j’ai ensuite poursuivi sur Paris avec un DUT puis un Master 2 en Informatique et systèmes bancaires. 

Je suis rentré assez facilement dans le monde du travail grâce à une formation en alternance. Mais à cette époque, j’avais un cousin qui avait arrêté ses études et qui partait un an en Thaïlande pour faire son diplôme de plongée. Je commençais à peine à rentrer dans la vie active et je sentais clairement que j’étais en train de rater quelque chose d’important ! C’est-à-dire le voyage !

En 2011, je suis parti avec un ami dans une petite île du sud de la Thaïlande qui s’appelle Koh Lipe. Et là, ce fut le coup de foudre. J’ai rencontré pas mal de nomades qui ont des business en ligne ou qui vivent à l’année en Thaïlande. À l’époque, j’avais déjà un site e-commerce qui me dégageait à peu près 1000 € par mois et je me disais que je pouvais continuer à développer cette activité tout en partant vivre là-bas.

De retour en France, j’ai continué à développer ce site en parallèle. Ma première expérience de business en ligne commençait à fonctionner, alors j’ai décidé de développer un logiciel qui permet de gérer des boutiques en ligne en espérant gagner un peu plus pour être plus à l’aise et confortable en voyage. Mais je reculais sans cesse le moment du départ… 

Côté professionnel, je ne me sentais pas à ma place en CDI et je découvrais qu’il y a d’autres types de contrats notamment les contrats en free-lance. J’ai alors décidé de rester sur Paris tout en étant en free-lance et en me disant qu’en acquérant de l’expérience je pourrais partir travailler en tant que nomade et free-lance.

Comment est venu ton changement de vie ?

En 2011, je pensais que j’allais partir dans deux ans. Puis en 2013, j’ai décidé que je partirai en 2015. Je finissais à chaque fois par décaler la date.

En 2018, à la fin d’un projet de start-up qui n’a pas abouti, nous avons décidé, ma femme et moi  de tout quitter pour partir à l’étranger.

On a envoyé notre préavis et en 3 semaines on a vidé notre appartement parisien, vendu tous les meubles, donné tous les vêtements. Puis on est parti direction Bali avec en tout et pour tout 3 valises et un petit chien.

Pourquoi avoir choisi Bali comme lieu de résidence ?

À la base, je ne connaissais pas Bali et cette destination ne m’attirait pas plus que ça. J’avais une idée reçue concernant la vie d’expatrié là-bas.Mais en 2015, j’ai passé des vacances là-bas, et j’ai vraiment adoré cette île avec de magnifiques rizières, de belles plages, des volcans et des habitants accueillants.

 

mikebali

Quelle est ta philosophie de vie par rapport au travail et à l’entrepreneuriat?

Quand on goûte à l’entrepreneuriat, c’est très difficile de revenir en arrière. L’objectif n’est plus d’accomplir 8 heures de travail par jour, 5 jours sur 7 et d’attendre patiemment le week-end. 

Avec l’entrepreneuriat, chaque action que l’on fait doit avoir un but précis, servir un objectif clair. On est sans cesse confronté à des choix qui peuvent faire évoluer notre activité de manière positive ou négative. On est libre de choisir nos horaires, mais on doit aussi être vigilant pour ne pas passer des journées à procrastiner.

Ma philosophie a évolué avec le temps. Quand j’étais plus jeune, je misais tout sur le travail, un peu en mode hustler et je n’hésitais pas à passer des soirs et des week-ends sur mes projets.

Mais depuis ma vision a changé, la priorité maintenant est de me sentir épanoui dans le travail que je fait au jour le jour. Mon activité entrepreneuriale est maintenant au service de mon style de vie et non l’inverse.

J’essaye au maximum de travailler sur mon entreprise et non pas dans mon entreprise. Des concepts que l’on peut retrouver dans la semaine de 4 heures de Tim Ferris ou dans Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études d’Olivier Roland.

Si il y a des tâches que je n’aime pas, je ne les fais plus où je les délègue quand cela est possible.

Qu’est-ce que tu proposes à ta communauté ?

J’essaye de faire changer la manière de voir le code. On imagine souvent cela comme étant un métier d’ingénieurs, de mathématiciens et qu’il faut de longues études pour devenir développeur.

Pour moi, devenir développeur, c’est comme devenir entrepreneur, on apprend sur le tas. J’essaye de redonner confiance à un maximum de personnes sur leurs capacités à apprendre le code.

Je donne des conseils pour se lancer, pour basculer du salariat au statut de freelance. J’essaye aussi de montrer que d’autres modes de vie existent. De montrer qu’un développeur n’est pas obligé d’être en CDI et rester dans un grand open space sans âme toute la journée à La Défense. C’est probablement un des métiers qui se prête le mieux au nomadisme.

 

formationcode

Quels sont tes conseils pour ceux qui voudraient se lancer comme codeur nomade ?

Un des premiers conseils que je pourrais donner, c’est de ne pas être pressé et d’y aller par étapes. Trop de jeunes développeurs avec peu d’expérience en freelance souhaitent partir directement en tant que nomade. 

Je conseille dans un premier temps de valider ses compétences sur le marché, c’est-à-dire d’avoir déjà eu des clients en free-lance ou en CDI. Ensuite, je conseille de se faire un réseau avant de partir (clients, commerciaux dans les SSII / ESN). Il est aussi important de tester un peu ce mode de vie avant de quitter son appartement, parfois ça ne plait pas.

Enfin, je conseille de filtrer un maximum les avis des personnes qui nous déconseillent de partir, bien qu’elles soient souvent bienveillantes. Les gens projettent leurs peurs sur nous.

Tu as développé une offre de coaching et proposé un bootcamp en février 2020. Pourquoi cette envie de transmettre à la fois ton savoir technique et ton mode de vie ?

Mikenomad

 

J’ai moi-même suivi pas mal d’entrepreneurs sur le Web qui m’ont encouragé à travers leurs contenus à passer le cap. Il y a beaucoup d’entrepreneurs du Web dans le marketing et dans de nombreux domaines mais il n’y avait pas grand monde pour les développeurs.

Le métier de développeur est un métier qui se prête à merveille au nomadisme digital. Via mes formations en ligne, mes contenus, mes podcasts, e-mails quotidiens et les coachings, j’essaye de transmettre cela. Certaines personnes vont me suivre pour apprendre le code, d’autres personnes pour basculer vers le monde des free-lances et d’autres pour devenir digital nomade.

Et avec le Bootcamp à Bali j’ai voulu réunir un peu tout cela : apprendre à coder sur un vrai projet client en freelance avec des outils en ligne. Tout en étant nomade à Bali et en travaillant dans des espaces de coworkings. Une expérience de codeur nomade.

 

 

Comment est-ce que tu te sens aujourd’hui ?

Aujourd’hui je ne me suis jamais senti aussi libre.

Quand je bossais sur Paris ou à La Défense, je me sentais bloqué. Je faisais un métier très intéressant, qui me plaisait mais il y avait quelque chose qui clochait, c’était cette sensation de privation de liberté. Pendant un moment, j’ai même voulu changer de métier alors que le problème ce n’était pas le métier, c’était plutôt ce manque de liberté.

Aujourd’hui je me sens libre de mes horaires, libre de choisir mes clients, libre de développer mes propres activités. Et comme tu le sais sûrement, Bali est une île merveilleuse dans laquelle on rencontre énormément de profils différents ce qui est très enrichissant.

 

Quelles leçons tires-tu de ton parcours ?

Il ne faut jamais abandonner ses rêves même si cela prend plus de temps que prévu ! ll ne faut pas être pressé tout arrive à point à qui sait attendre.

Le mot de la fin ?

Merci Margaux pour l’interview ! Je te dis à bientôt à Bali, sur une plage de surfeurs ou dans un café à Canggu.

Merci à toi et à ton équipe.

 

Si tu veux en savoir plus sur les formations proposées par Mike, tu peux le retrouver sur son site internet, sa chaîne Youtube ou son compte Instagram!

 

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