Je suis Diane depuis le début de son aventure d’entrepreneur et me suis immédiatement retrouvée dans son processus de remise en question et de détachement par rapport au “modèle” codifié des grandes écoles et de la vie professionnelle parisienne. Elle a façonné son parcours au gré de ses envies, ses passions mais aussi des aléas de la vie, toujours avec positif, résilience et esprit critique.

Coucou Diane, peux-tu te présenter rapidement ? 

 

Je m’appelle Diane Marty, je viens d’avoir 32 ans, je viens de Paris où j’ai grandi dans un milieu assez favorisé et codifié comme il faut. J’ai fait ce qu’il fallait faire, la Sorbonne, Assas, Dauphine, puis je suis partie valider mon Master en Crète sous couvert d’un stage d’audit pour un hôtel. Je ne suis pas repartie, j’y ai eu mes enfants, et une fois actée ma volonté de me retirer du système dans lequel j’avais fait mes études et évolué socialement, je me suis retrouvée face à une question très primaire : comment vais-je nourrir mes enfants ? J’ai alors cherché un système alternatif qui soit dans le respect de ce que j’ai compris assez jeune : avoir du temps disponible pour développer mes passions, avoir une vie équilibrée, et être disponible pour les gens que j’aime. 

 

 

Comment t’es-tu extraite de ce milieu social pour te façonner le mode de vie qui allait te correspondre ?

 

J’étais l’archétype de la nana conditionnée pour avoir le CDI dans la bonne boîte, qui regarde les annonces pour avoir un appart haussmannien, qui s’achète des fringues chez Zara pour toujours paraître, qui mène une course à la perfection et passe ses weekends à la Concrète. A Paris, plus tu sors, plus tu rentres dans les milieux où il y a de l’argent, tu te fais accepter par le système et tu dépenses pour faire valider ton appartenance au système. Moi j’adore flâner, j’écris, je peins, et ça, ce n’était pas monétisable, donc je ne m’accordais pas ce temps. Pendant que tu rêves, tu ne gagnes pas d’argent : tu te définis comment comme un artiste, en marge de la société. 

Me reproduire m’a donné une fonction sociétale, celle de mère. J’avais fait quelque chose, un des actes créateurs qui emportent l’unanimité. Une fois que j’ai eu mes enfants, j’ai eu la force de me poser les bonnes questions car je voulais du temps disponible non plus seulement pour moi mais aussi pour eux. Je voulais les mettre à l’écart de ce système très codifié. 

Mes parents ont eu peur car je remettais en question leur propre schéma. Ils étaient à la fois admiratif car j’avais pris la porte de sortie qu’ils n’avaient jamais osé prendre et en même temps très craintifs et derrière moi au cas où je me casse la gueule. C’était très oppressant car il fallait que je sois exemplaire. Mais de ce challenge est née l’idée que si je devais être exemplaire, il y avait quelque chose à faire de ça. J’ai pensé que mon parcours pourrait inspirer les femmes, et je me suis mise à penser que raconter mon expérience pouvait être monétisable. Je suis devenue un produit de ma propre vie, avec un pied dans le système, mais avec l’esprit libre et du temps pour mes enfants. 

 

 

Tu vis aujourd’hui du marketing relationnel, comment as-tu pris ce chemin et su que c’était le bon ?

 

Après avoir accouché de Raphael, j’ai eu l’idée de créer une marque de bijoux sur la relation enfant-maman. Mais en faisant mon Business Plan, j’ai compris que j’allais devoir investir énormément d’argent, de temps et d’énergie. J’allais être mon propre patron, mais bloquée dans un atelier qui allait devenir ma propre prison. Tout était prêt, mais j’ai fondu en larmes au téléphone avec ma mère. Elle m’a dit « ma chérie, tu fais une dépression, c’est le baby blues, les hormones, repose-toi ». Je lui ai répondu « oui mais j’ai mon loyer à payer ». Elle m’a conseillé de contacter mon frère qui était déjà dans le marketing relationnel avec Nuskin. Moi, ça ne m’étais jamais venu à l’idée car je n’avais pas fait d’études commerciales. Je suis formée comme une universitaire, pour faire du conseil, pas pour faire de la vente. 

J’ai alors appelé mon frère pour lui expliquer mon échec, les problèmes administratif, la comptabilité, la contrainte de démarrer une entreprise endettée… il m’a répondu que son business avait l’avantage de rayer toutes ces contraintes. Il m’a dit « écoute, tu aimes partager ton expérience, tu as naturellement cette personnalité qui par ton verbe implique les autres dans de la prise de décision, l’analyse de situation et en plus tu es une jeune maman qui a pris 17 kilos pour ses deux grossesses, tu utilises les produits, pourquoi tu ne partagerais pas ton opinion des produits autour de toi ? »

Ma mère étant la première cliente de mon frère, j’utilisais déjà les produits Nuskin donc j’ai effectivement raconté mon expérience authentique et sincère de l’utilisation des produits. Cela a été d’autant plus honnête que j’ai suivi un programme de gestion de poids avec Nuskin pour perdre mes kilos de grossesse. J’ai raconté mon parcours comme on tient un journal, sauf que j’écrivais sur les réseaux sociaux. J’ai reçu beaucoup d’affection de la part des gens et cela a eu un double effet sur moi. 

Côté perso, je racontais mon expérience de maman qui retourne sur le chemin de la féminité et qui arrive dans un nouveau cycle de sa vie, avec l’aide de produits qui me permettaient de reprendre confiance en moi dans mon pouvoir de femme. Côté business, je comprenais que ma prise de parole avait une valeur : celle d’aider les autres femmes et celle de financer mon choix de vie. C’était tout benef. 

 

 

Mon job aujourd’hui est de promouvoir ces produits que je consomme et que j’aime. Quand on est contente d’un produit, on y est fidèle, et cette fidélisation à une marque c’est agréable, c’est un parcours pour apprendre à se connaître. Je suis pas quelqu’un qui peut passer du temps dans la salle de bain, je n’ai pas l’obligation d’aller travailler dans un bureau et d’enfiler un tailleur, je pourrais passer mon temps en pyjama. La marque Nuskin m’a séduite car elle est faite pour les femmes actives, qui veulent de l’innovation, quelque chose d’efficace et rapide. 

 

Quels sont les pré-requis pour se lancer et les principales difficultés ?

 

Nuskin s’est très bien débrouillé dans son modèle : grâce aux réseaux sociaux et à l’ubérisation de la société, on a mis en relation des consommateurs existants et on a donné de la valeur à leur retour d’expérience sur le produit. Ce sont les consommateurs qui font la publicité, le circuit de distribution, le marketing. Et les gens s’épanouissent ! 

C’est accessible à tout le monde en complément de salaire, d’une autre activité ou en entrepreneuriat, et cela valide le fait que des gens « ordinaires » puissent souhaiter une vie extraordinaire. Quel que soit l’âge, le niveau d’étude, le milieu social, ce qui compte c’est juste l’envie de partager avec l’autre son expérience, de se raconter : avoir envie envie de prendre soin de soi et de l’autre. Et je constate que ce sont souvent des gens qui ont eu un pied en dehors du système, qui ont un problème avec l’autorité et ne trouvent pas leur place, comme de vilains petits canards qui grâce à Nuskin, deviennent des cygnes. C’est très bienveillant car tu intègres une communauté, un réseau. 

Dans un système de salariat traditionnel, tout est tellement hiérarchisé que si tu prends trop d’initiatives, tu perturbes l’équilibre et on te dit de fermer ta gueule. Pour ton épanouissement, c’est extrêmement frustrant car tu n’explores pas tes capacités. On te dit à quelle heure aller manger, quand prendre tes vacances, on te fait culpabiliser quand ton gosse est malade et que tu vas être en retard à une réunion. On te dit qu’il faut faire un choix entre ta vie de famille et ta carrière, parce que c’est le règne de la productivité. 

 

 

Peux-tu nous raconter ton quotidien aujourd’hui car tu es maman et à la tête de ton business, comment arrives-tu à t’en sortir / t’organiser ?

 

Les deux premières années, j’ai beaucoup travaillé la nuit. Mes enfants n’allaient pas à l’école, et je travaillais dans la cuisine, le matin très tôt, l’après-midi pendant la sieste, et le soir. J’ai même peint le mur en noir pour pouvoir en faire un immense tableau où j’écrivais mes objectifs à la craie, le nom des gens à contacter. J’organisais tout en fonction des horaires de la France, car les gens qui me suivent se connectent le matin, me lisent en prenant leur café. Aujourd’hui, j’ai adapté mon rythme à celui du temps de l’école.

 

Qu’aimes-tu le plus dans cette nouvelle vie ?

 

J’ai le temps de jouer avec mes enfants, ce que les mères n’ont plus le temps de faire, trop préoccupées par l’organisation. Or c’est la meilleure façon de participer à leur éducation car c’est dans le jeu que le caractère s’exprime, que tu peux délimiter le réel. Côté business, j’ai juste à ouvrir mon application mobile pour être connectée à mon business et suivre son évolution. 

Pour cela, les réseaux sociaux ont été la meilleure opportunité. J’ai dû ouvrir une fenêtre sur ma vie, et tout le monde n’a pas envie de le faire, d’exposer ses enfants. Moi je n’ai pas pu faire autrement et de toutes façons c’est dans ma nature. Il fallait que les gens connaissent Diane qui est partie et vit en Grèce avec ses deux enfants grâce à un business dans son téléphone. J’ai créé Nu Generation Business donc j’ai marketé ce style de vie et ce business clé en main. J’y ai mis toutes mes archives, mes formations, mes contenus à disposition ce qui permet à celles qui me rejoignent de bénéficier d’un modèle clé en main qui fonctionne. Elles gagnent un temps précieux.

D’ailleurs, avec ma liberté de gérer mon temps et de travailler partout ou je le veux, je vais écrire un livre en Normandie. Je continue l’exploration de la liberté, et cela passe par me libérer des contraintes matérielles. La maison de mes enfants c’est moi, je l’ai bien compris. Partout où on va on est accueilli avec bienveillance et on a nos propres règles. Ils ont un rythme relationnel et non pas matériel. Là, ca devient le chemin. 

 

 

A qui t’adresses-tu plus spécifiquement aujourd’hui ?

 

Mon parcours inspire maintenant les femmes divorcées, ou encore qui cherchent une solution financière et un mindset pour pouvoir quitter le système de leur foyer, leur mariage, leur couple. Elles ne sont pas heureuses mais dans une logique de confort. Elles ne transmettent ni l’amour de soi, ni l’amour du couple, ni l’épanouissement à leurs enfants. 

Ce business model de Nuskin c’est un premier pas pour elles, pour prendre soin d’elles, se connecter à d’autres femmes isolées qui vont valider leur droit à vouloir quelque chose de différent, et elles vont avoir un revenu indépendant qui va leur permettre de faire leur choix. 

 

 

Nuskin, le marketing relationnel, c’est un véhicule. 

« God is a DJ » !

 


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2 réponses
  1. jessica
    jessica dit :

    Bonjour Margaux,

    Je viens de lire l’article que tu as réalisé sur le marketing relationnel et l’interview de Diana, et je t’avoue que cet article a vraiment raisonné en moi. Cette phrase dite par Diana m’a beaucoup parlé “Moi j’adore flâner, j’écris, je peins, et ça, ce n’était pas monétisable, donc je ne m’accordais pas ce temps.”
    Je fais partie de ses personnes qui sont passionnées par plusieurs choses. Depuis le mois de juillet, je cherche un équilibre entre mes passions et le fait de travailler. J’avoue être attiré par le marketing relationnel, du coup je me permise de t’écrire pour savoir si tu avais des tips ou autres conseils à me donner autres que les conseils que donne Diana dans ton article. Belle journée à toi :)

    https://margauxroux.fr/portraits-diane-marty-mompreneur-dans-le-marketing-relationnel/

    Répondre
    • Margaux
      Margaux dit :

      Hello Jessica, merci beaucoup pour ton retour sur l’interview ! Je te conseille de contacter directement Diane via Instagram, elle saura t’expliquer exactement ce qu’elle fait et comment te lancer à ton tour =)

      Répondre

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