Ludovic et Jeanne, c’est le genre de rencontre coup de coeur qui marque une année et même une phase de vie. Ils ont tous les deux quitté leurs jobs salariés à Paris pour tenter l’aventure “digital nomade” avec un projet en tête : documenter leurs parcours à travers un média dédié au digital nomadisme, Nomade Path. Ils partagent leurs découvertes et apprentissages chaque semaine dans leur newsletter du lundi et dans une vidéo ludique et authentique. Une vraie source d’infos pour tous ceux qui sont intéressés par ce mode de vie !

A côté de ça, Ludovic et Jeanne sont très curieux, ils se forment en permanence, font de belles rencontres dans le milieu de l’entrepreneuriat et à ce titre ont totalement ouvert mes horizons sur ce milieu totalement inconnu il y a encore un an. Alors merci à eux… et place à leur témoignage qui va à coup sûr vous inspirer !

Coucou Jeanne & Ludo ! Pouvez-vous nous dire rapidement qui vous êtes ?

Jeanne : Coucou, moi c’est Jeanne, j’ai 30 ans, après plusieurs années en tant que chef de projet dans la publicité pour de gros comptes (Oasis, Centre Pompidou, eBay…) j’ai décidé de me lancer en tant que freelance en mars 2019.

Je fais désormais du consulting en stratégie social média et de la création de contenus (graphisme et photographie). En gros j’aide les marques à se créer une véritable identité sur les réseaux sociaux, à faire parler d’elles tout en se démarquant pour vendre leurs produits ou services.

Ludovic : Coucou, moi c’est Ludo. J’étais consultant en transformation digitale pendant 2 ans, j’aidais les grands groupes à travailler comme les start-ups. Je me suis lancé en freelance en juin 2019 en tant que consultant facebook ads dans le secteur de la formation/éducation. J’aide mes clients dans ce secteur à obtenir plus de leads.

Vous avez lancé Nomade Path, le 1er média francophone dédié à la culture nomade digital et au travail en remote. Pourquoi cette envie de documenter le phénomène ?

En fait avant de partir, on avait mille questions, “c’est quoi un digital nomade ? quel métier faire ? dans quelles destinations bosser ? combien ça coûte ?” et en cherchant des réponses, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas encore vraiment de contenu sur le sujet (surtout en France).

En gros, on a créé le média qu’on aurait aimé avoir avant de partir avec :

  • des tips et des ressources pour les freelances
  • des interviews de digital nomades
  • des vidéos chaque semaine
  • et du contenu plus chill sur insta

Vous êtes donc partis en Asie du sud-est pour explorer ce que sont les nouveaux modes de travail. Quels sont les principaux enseignements de ces premiers mois ?

On vient de rentrer de 7 mois en Asie en passant par Bali, le Vietnam, Hong Kong et la Malaisie.

Et on a appris plein de choses :

  • C’est trop cool de vivre au soleil et à la mer (même si on en doutait pas trop)
  • Il n’y a pas de métiers types : on pense souvent à tort que pour être digital nomade, il faut être Développeur Web ou Community Manager, même si on en a rencontré beaucoup, c’est vrai. On s’est rendu compte que beaucoup de métiers pouvaient se faire à distance : on a rencontré par exemple une chanteuse qui fait des compos pour ses clients et voyage avec son clavier à travers le monde ou encore on a rencontré un couple de coachs en nutrition cétogène.
  • Beaucoup de pays sont en avance sur le sujet du nomadisme (par rapport à la France). Par exemple, il n’est pas rare de rentrer dans un café en Asie et de voir qu’il est rempli de digital nomades, il y a aussi énormément de coworkings et de colivings qui se montent.
  • Avec Internet aujourd’hui, tout est possible : que ce soit pour assister à une réunion (via Skype), envoyer un recommandé via la Poste. On se dit qu’avec juste un ordinateur + une connexion wifi, on peut tout faire.

Vous avez rencontré un grand nombre d’entrepreneurs, slasheurs, freelances… ont-ils des caractéristiques communes qui seraient des clés pour réussir dans ce mode de vie ?

Quand on y repense, c’est vrai que tous les gens qu’on a eu la chance de rencontrer ont en effet des caractéristiques en commun !

Déjà, les gens sont hyper ouverts à la discussion à l’étranger. Il est beaucoup plus facile de parler avec son voisin de table et de ne pas se retrouver seul. Pour preuve, on ne s’est jamais fait autant d’amis que depuis qu’on a ce mode de vie.

Ensuite, il y a un truc que tout le monde a en commun : c’est cette passion du voyage, de l’aventure et de l’océan.

Et surtout, ce qui nous a marqué, c’est cette envie d’aller toujours plus loin, de faire plein de choses, de se former, de créer une marque de bijoux tout en rédigeant des contenus pour une banque par exemple. Les entrepreneurs n’ont pas qu’un métier et s’y tiennent, ils sont tous multi-fonctions !

Et puis en dernier point, ils ont tous osé se lancer en mettant de côté leur peur et en refusant le statut-quo. Et ça c’est juste ouf !

Vous vous lancez vous aussi en freelance en parallèle de Nomade Path. En quoi cette exploration nourrit-elle votre cheminement perso/pro ?

Déjà, on pense que pour parler de ce mode de vie de digital nomade, il faut forcément l’avoir vécu avec toutes les interrogations et l’organisation que cela comporte. Sinon, on ne saurait même pas de quels sujets parler.

Ensuite, ça nous a permis de rencontrer énormément de gens passionnants et passionnés, et ça clairement, ça nous tire vers le haut et nous donne envie de réussir en tant que freelances.

Après, être nomade nous a appris qu’en changeant d’environnement, on n’a plus d’habitudes et il faut alors réussir à s’en créer. Sinon tu peux vite te retrouver à vouloir passer tes journées à explorer l’endroit où tu es plutôt qu’à bosser.

Pour nous ça passe par se créer une routine matinale, se fixer des horaires, des objectifs et utiliser la technique Pomodoro.

Ce qu’on adore et qui nous aide aussi, c’est de bosser avec des copains pour travailler dans la bonne ambiance et se motiver, s’échanger des conseils, des idées. Ca motive vraiment plutôt que de rester chez soi tout seul devant son écran.

Et puis le soir, quand la récompense c’est un coucher de soleil sur la plage, on sait pourquoi on a bien fait de tout quitter !

Photo pour Pose ta Dem : LUDOVIC : IL A QUITTÉ LA FINANCE POUR DEVENIR FREELANCE ET DIGITAL NOMAD

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui ont envie de changer de statut ?

N’aies pas peur, si c’est dans un coin de ta tête, fais le, sinon dans 10 ans tu regretteras.

Y’en a marre de se dire qu’on pourra profiter de sa vie quand on sera à la retraite, et puis en plus on n’est même pas sûrs d’avoir une retraite un jour alors bon. Pourquoi ne pas profiter de sa vie dès maintenant ?

Et si on avait un 2ème conseil c’est qu’on apprend en faisant. Il n’y a pas de “mon projet n’est pas encore prêt à 100%”, il ne le sera jamais : c’est maintenant qu’il faut se lancer, sinon tu te trouveras toujours des excuses.

A votre avis, à quoi ressemblera le monde du travail dans 10 ans ?

Déjà on se dit qu’on sera beaucoup plus de digital nomades, apparemment les médias parlent déja d’1 milliard de digital nomades en 2035. Tu imagines ? c’est énorme !

Du coup, on imagine bien des entreprises sans bureau comme In-Vision et Automatic (maison mère de WordPress).

Et puis des visas exprès pour les digitals nomades à travers le monde, afin de faciliter ce mode de travail, et puis, qui sait, peut-être que d’ici la on pourra faire nos réunions en hologramme ? ;)

Photo : Marine Graham Photography pour Le Hub Nomade

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