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Depuis des mois, je croise la route de profils extrêmement variés. Les formations et les parcours sont multiples, les expériences plurielles, les expertises souvent cumulées et parfois complémentaires, et les chemins empruntés atypiques. La vérité c’est qu’on peut faire énormément de métiers à distance uniquement avec une connexion Internet ! Pour vous donner une vision de cette diversité / pour donner des pistes à ceux qui aspirent à une vie professionnelle plus libre : j’ai décidé de publier régulièrement des portraits de tous ces entrepreneurs nomades qui m’entourent.

Hello Romain, on se connaît depuis un moment toi et moi, et ton parcours est très inspirant ! Peux-tu te présenter rapidement ? 

Romain Blanco, j’ai 36 ans, je suis le co-fondateur de Louis Antoinette Paris, j’enseigne le marketing dans un MBA de mode à Paris, je coach des entrepreneurs chez Live Mentor et je travaille sur plusieurs side projects. Je suis actuellement à Tokyo pour 2 mois.

A quel âge et pourquoi as-tu quitté le schéma classique du CDI ?

J’ai quitté mon CDI à 30 ans, probablement à cause d’une petite crise de la trentaine, et surtout pas envie de rester enfermé dans une même voie toute ma vie. J’avais passé 8 ans au sein de la même boite, un groupe américain spécialisé dans les fournitures de bureau. J’ai changé de poste plusieurs fois et je crois que j’étais arrivé au bout. Les perspectives d’évolution ne me faisaient pas rêver, le poste de mon boss ou celui du boss de mon boss ne me motivaient en rien. Je pense que je suis parti quand j’ai arrêté d’apprendre.

Tu as lancé ta boîte Louis Antoinette : raconte-nous un peu de quoi il s’agit et tout ce que cela t’a apporté / appris. 

Il s’agit d’une marque de vêtement à faire soi-même, nous proposions des patrons et des kits de coutures pour les femmes qui souhaitaient réaliser leur propre garde-robe. J’avais eu cette idée pendant que j’étais salarié et j’ai finalement quitté mon salariat pour monter le projet. J’ai surtout appris à monter une boite. Avant tout, c’est une aventure humaine exceptionnelle passée avec mes associés et les rencontres en chemin. Et j’ai surtout découvert que j’aimais vraiment la création d’entreprise avec ses hauts et tous ses bas.

 

Photo Louis Antoinette par Modelab.fr

Tu as eu la chance de profiter du programme de Station F, un lieu unique et disruptif dédié aux start-ups. Qu’est-ce que cela t’as apporté et penses-tu que ce genre de lieu va se développer en France ?

J’ai eu la chance de participer à l’inauguration de Station F, on était parmi les premiers, tout n’était pas installé encore. Nous y sommes restés 18 mois. Ca aussi a été une expérience exceptionnelle. Lorsqu’on lance un projet, le plus important est de ne pas rester seul, et là nous avions à proximité toutes ces boites qui avaient des challenges similaires. Nous avons rencontré des personnes géniales qui nous ont aidé. Un lieu comme celui-ci aussi immense, je ne suis pas certain qu’il y en ai énormément, en revanche je pense que les espaces de coworking ont vraiment une place à prendre partout dans le monde. Je vois à Bali ou à Tokyo le travail en espace de coworking est une vraie tendance mondiale pour permettre à tous les indépendants ou créateurs d’entreprise de ne pas se retrouver seuls.

 

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus de l’entrepreneuriat / le mode de vie d’indépendant ?

La liberté que ça m’apporte. J’adore l’idée de pouvoir choisir avec qui travailler. Je n’aime pas dissocier vie pro / vie perso, pour moi les deux sont fusionnées et j’aime travailler avec des amis ou des gens de talents. J’aime également la liberté de pouvoir choisir d’où travailler, en ce moment je travaille depuis un espace de coworking dans le quartier de Meguro à Tokyo pour quelques semaines et mes trajets le matin pour aller au travail sont dingues.

Aujourd’hui, on peut devenir indépendant en se formant rapidement à un métier du web. C’est ce que tu as fait en suivant la formation de code du Wagon. Peux-tu nous parler de cette expérience ?

Suite à une expérience malencontreuse sur un projet web qui s’est mal terminé, j’ai décidé d’apprendre à coder moi-même, sauf que je ne souhaitais pas reprendre 2 ans d’études. J’ai donc choisi de faire la formation du Wagon, qui est un boothcamp de code de 9 semaines dont la promesse à l’issue est de pouvoir coder toi-même de A à Z le site Airbnb.

On y apprend les languages HTML CSS, Ruby on Rails et Javascript. Exactement ce dont j’avais besoin. Pour couronner le tout j’ai décidé de faire la formation sur le campus de Bali, pour les conditions de vie mais également pour être entouré de personnes de nationalités différentes. La formation est hyper intense donc je n’ai pas vraiment vu l’océan mais au moins les conditions étaient très sympas.

 

 

Ta formation a-t-elle modifié ta vision de ton travail / le chemin que tu souhaites suivre ?

Et si oui, quelle direction prends-tu maintenant ?

La formation a surtout été une super thérapie pour moi car j’ai pu recoder le projet que j’avais raté l’année précédente, et j’ai fait des rencontres exceptionnelles. Elle m’a également permis d’ouvrir mon champs de vision. J’ai toujours plein d’idées de business et je butais tout le temps sur l’aspect tech car couteux. Là, je ne suis plus limité par cela.

 

 

Que conseillerai-tu à quelqu’un qui hésite encore à se lancer ?

Quand j’ai quitté mon CDI beaucoup de gens m’ont dit : “n’as tu pas peur de l’échec” ? En fait pour moi, l’échec aurait été de ne pas me lancer et de rester frustré là où j’étais. J’ai toujours cette image du jeu pour enfant où tu dois rentrer des pièces rondes dans des trous ronds. Moi, j’avais impression d’être un carré dans un rond et forcer à rentrer dans une place qui n’était pas la mienne. Donc je dirais qu’à un moment il faut choisir, et choisir c’est renoncer. Selon l’histoire de chacun c’est renoncer à un statut social, à un salaire confortable, à un confort de vie mais dans le but surtout de trouver un confort d’esprit, un respect de soi et de partir à la recherche de ce qu’on l’on veut et qui l’on est.

Quel est ton mantra dans la vie de tous les jours ?

Aujourd’hui, je suis en quête de mon Ikigai, ce concept japonais qui te permet de trouver l’équilibre entre ce que tu aimes, ce qui donne du sens à ta vie, ton talent et ce pour quoi tu peux être rémunéré. C’est un gros chantier que de trouver son Ikigai, ça veut dire explorer plein de situations, tester plein de projets, de lieux, rencontrer des nouvelles personnes. Ce n’est pas toujours agréable car cela remet en question un certain nombre de certitudes, mais c’est très grisant de partir à la recherche de soi.

 

Source : Géraldine Magnier

Pour se former au code avec Le Wagon :

 

Le Wagon est une formation de développeur web de 9 semaines, présente dans 30 villes et 20 pays, qui apporte un savoir-faire technique à toutes celles et ceux qui souhaitent créer leur startup, se réorienter vers une carrière tech, ou se former à de nouvelles compétences.

À la fin de la formation, vous saurez construire un produit web de A à Z, créer une base de données relationnelle et lancer des requêtes SQL, intégrer un service tiers en utilisant une API ou scraper des données HTML. Vous serez capable d’apprendre un nouveau langage de programmation très rapidement, compétence extrêmement importante dans l’univers très dynamique du développement web.

 

 

 

Pour contacter Romain, c’est par ici

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